Le phare de la pointe des Corbeaux, tour Art déco de 19,2 mètres reconstruite en 1950, sécurise le trafic maritime au sud-est de l’île d’Yeu grâce à ses deux éclats rouges visibles à 35 kilomètres. Malgré cette puissance lumineuse, les navigateurs redoutent toujours les récifs escarpés de cette pointe sauvage. On finit souvent par ignorer la complexité technique de ces sentinelles jusqu’à ce que la brume menace la sécurité des navires.
Cet article détaille l’histoire, les spécificités architecturales et le fonctionnement actuel de cet édifice inscrit aux Monuments historiques pour vous aider à mieux comprendre son importance stratégique en Vendée.
- Découvrir le phare de la pointe des Corbeaux sur l’île d’Yeu
- Histoire d’une reconstruction après la Seconde Guerre mondiale
- Caractéristiques techniques et signalisation maritime actuelle
- Accéder au site via la sente de Kreuzland
Découvrir le phare de la pointe des Corbeaux sur l’île d’Yeu
Le phare de la pointe des Corbeaux, tour Art déco de 19,2 mètres reconstruite en 1950, sécurise le sud-est de l’île d’Yeu. Inscrit aux Monuments historiques, ce feu automatique à éclats rouges guide la navigation vendéenne. L’édifice marque la transition entre la côte sauvage et les rivages nordiques.
Localisation précise à l’extrémité sud-est
L’édifice se dresse à la pointe sud-est de l’île. Ses coordonnées WGS 84 sont 46° 41,407’ N et 2° 17,091’ W. Sa présence signale une limite côtière nette.
Le site se situe à l’opposé de Port-Joinville. La pointe marque la fin de la côte sauvage rocheuse et le début de la côte nord. Consultez le site de la DIRM Nord-Atlantique pour les coordonnées exactes.

Rôle stratégique dans la navigation vendéenne
Ce signal évite les récifs du sud de l’île. C’est un point de passage crucial pour le trafic côtier permanent. Le site dépend de la DIRM Nord-Atlantique Manche Ouest pour son entretien technique quotidien.
Ce monument s’intègre au paysage de Vendée & Charente-Maritime. Il lie l’architecture Art déco à la sécurité maritime régionale. La structure pyramidale en maçonnerie lisse reste un repère visuel majeur pour les marins approchant la Vendée.
Histoire d’une reconstruction après la Seconde Guerre mondiale
Le passé de cette sentinelle est marqué par les tumultes de l’histoire, notamment lors du second conflit mondial.
Destruction de l’édifice originel en 1944
L’histoire commence en 1862. L’ingénieur Marin conçoit alors une tourelle carrée simple. Le terrain abritait déjà des logements pour les gardiens.
Le 25 août 1944 marque un tournant sombre. Les troupes allemandes font sauter l’édifice avant leur retraite. Cette destruction représente une perte majeure pour le patrimoine local.
Vous trouverez des précisions sur ce premier phare via la base Mérimée. Les archives confirment l’importance de cette ancienne tour.
Architecture Art déco du bâtiment de 1950
La reconstruction de 1950 est l’œuvre de Maurice Durand. La tour pyramidale en maçonnerie lisse affiche un style Art déco épuré. Elle s’appuie sur un corps de logis rectangulaire.
L’ensemble dégage une réelle harmonie visuelle. Ses lignes géométriques contrastent avec l’aspect sauvage du phare de la pointe des corbeaux.
Inscription au registre des monuments historiques
Le site bénéficie d’une protection officielle depuis le 1er décembre 2011. Cette mesure inclut la tour, les façades et les toitures des bâtiments annexes.
L’intérêt patrimonial est ici indéniable. Le phare constitue un témoin précieux de l’architecture de reconstruction des années 1950 en France.
L’État valide ainsi cette reconnaissance historique. Ce statut garantit la préservation de l’esthétique unique du site pour les générations futures.

Caractéristiques techniques et signalisation maritime actuelle
Au-delà de son esthétique, le phare reste un outil technologique performant au service des marins.
Portée lumineuse et spécificités du feu rouge
La structure présente des dimensions précises. La tour culmine à 19,2 mètres. L’optique se situe exactement à 17 mètres au-dessus du sol.
Le signal suit un rythme rigoureux. Il diffuse deux éclats rouges toutes les 15 secondes. Sa portée géographique atteint 19 milles nautiques, soit environ 35 kilomètres.
Le feu est visible sur 360 degrés. Cela assure une couverture totale.
Automatisation et télécontrôle depuis le Grand Phare
Le gardiennage permanent a pris fin en 1990. Le phare fonctionne désormais seul. Les anciens logements ne sont plus occupés par des techniciens.
Un système de télécontrôle assure la sécurité. La surveillance s’effectue depuis le Grand Phare, situé au lieu-dit de la Petite Foule.

| Caractéristique | Détail technique |
|---|---|
| Hauteur | 19,2m |
| Portée | 19 milles |
| Rythme | 2 éclats rouges / 15s |
| Automatisation | Depuis 1990 |
Accéder au site via la sente de Kreuzland
Pour approcher ce géant de pierre, il faut emprunter les sentiers côtiers de l’île.
Modalités d’accès et impossibilité de visite intérieure
L’accès à l’intérieur du phare est strictement interdit. Cette tour octogonale de 1950 reste fermée au public pour des raisons de sécurité et de service technique.
Le site demeure un point d’intérêt majeur lors d’une Randonnée côtière. Le spectacle visuel justifie pleinement le détour pédestre.
Environnement naturel et légende des corbeaux blancs
Le parcours de la sente de Kreuzland intègre parfaitement cet édifice. Ce sentier de 8,5 km longe une côte sauvage marquée par des falaises escarpées.
La mémoire locale conserve la légende de corbeaux blancs. Ces oiseaux auraient hanté cette pointe rocheuse avant d’être remplacés par des congénères noirs.

L’atmosphère de la pointe des corbeaux invite à la contemplation. Le calme y règne, offrant une alternative paisible à l’effervescence habituelle du port.
Ce monument Art déco de 1950, inscrit aux Monuments historiques, demeure une sentinelle indispensable pour la sécurité maritime au sud-est de l’île. Empruntez la sente de Kreuzland pour admirer l’architecture unique du phare de la pointe des Corbeaux et plongez dans l’atmosphère sauvage de ce site légendaire.
FAQ
Où se situe précisément le phare de la pointe des Corbeaux ?
Cet édifice maritime est implanté à l’extrémité sud-est de l’île d’Yeu, en Vendée. Ses coordonnées géographiques exactes sont 46° 41,407’ N et 2° 17,091’ W (WGS 84). Il marque la transition entre la côte sauvage et la côte nord de l’île.
Quelle est l’histoire de la construction de ce phare ?
Un premier phare fut érigé en 1862 sous la forme d’une tourelle carrée, avant d’être détruit par les troupes allemandes le 25 août 1944. L’ouvrage actuel, de style Art déco, a été reconstruit en 1950 par l’architecte Maurice Durand.
Quelles sont les caractéristiques techniques du signal lumineux ?
Le phare mesure 19,2 mètres de hauteur et émet deux éclats rouges toutes les 15 secondes. Sa portée lumineuse atteint 19 milles nautiques, soit environ 35 kilomètres, assurant ainsi la sécurité du trafic côtier vendéen.
Le phare de la pointe des Corbeaux est-il ouvert au public ?
L’intérieur de la tour n’est pas accessible aux visiteurs pour des raisons de sécurité et de service. Toutefois, vous pouvez admirer son architecture extérieure et son lanternon rouge depuis les sentiers côtiers environnants.
Comment accéder au site et que voir aux alentours ?
L’accès s’effectue via la sente du Kreuzland, un itinéraire de randonnée de 8,5 km. Outre le phare, le site offre un panorama sur les falaises escarpées et reste lié à la légende locale des corbeaux blancs de l’île.
Le phare est-il encore habité par des gardiens ?
Non, le gardiennage a pris fin en 1990 suite à l’automatisation complète de l’installation. Le fonctionnement du feu est désormais assuré par un système de télécontrôle piloté depuis le Grand Phare de l’île d’Yeu.
Le monument bénéficie-t-il d’une protection patrimoniale ?
Le phare de la pointe des Corbeaux est inscrit au registre des Monuments historiques depuis le 1er décembre 2011. Cette protection concerne la tour, mais également les façades et toitures des bâtiments annexes.


